Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

14 novembre 2006

Lexique des arts martiaux chinois

Hongjia 洪家 (Hung Gar) : La boxe de « la famille Hong », l’un des styles du Sud de la Chine les plus répandus.

Neigong 内功 : « Les exercices internes », gymnastique traditionnelle pour entretenir la santé et fortifier le corps.

Nianshou 黏手 : « Les mains collantes », un exercice qui entraîne au combat rapproché. On en retrouve des variantes dans le Yongchun, le Tanglang Quan et l’ancien Taiji Quan.

Qinna 擒拿 : « Les Saisies et les contrôles », une branche de l’art martial chinois qui s’intéresse aux clefs et aux pressions des points vitaux. La boxe des poings et des pieds, la lutte et le Qinna, couvrent l'ensemble des techniques chinoises à mains nues.

Sanshou 散手 : « Le combat libre » traditionnel chinois. Bien peu de professeurs le connaissent, ils lui préfèrent trop souvent un mélange de techniques venant du Kick-Boxing et des films de Bruce Lee.

Shaolin 少林 : Célèbre monastère du Nord de la Chine qui abritait des moines soldats.

Shuai Jiao 摔交 : « La Lutte chinoise » traditionnelle. Elle a été introduite en France en 1987 par Yuan Zumou (né en 1940).

Tanglang Quan 螳螂拳 : La « boxe de la Mante religieuse ».

Taiji Quan 太極拳 (Tai Chi Chuan) : « Boxe du (principe philosophique) Taiji ».

Tuishou 推手 : « Les Mains qui poussent » exercice spécifique au Taiji Quan, où deux personnes essayent de se déséquilibrer en se poussant et en se tirant.

Wenwu 文武 : « Les lettres et les art martiaux ». En Chine, il y avait deux sortes d’examen au mandarinat, l’un de lettres (wen) et l’autre militaire (wu).

Yongchun 詠春 (Wing Chun) : Une des boxes du Sud de la Chine. Bruce Lee, qui la pratiquait lorsqu’il était jeune, l’a fait connaître en Occident.

Arts martiaux chinois ou Kung Fu ?

En France et depuis les années 70, on emploie habituellement le mot Kung-Fu 功夫 (Gongfu selon la transcription Pinyin), afin de désigner la boxe chinoise en général. Cette expression nous vient des Etats-Unis où elle s'est imposée vers 1960.

Kung-Fu a de multiples sens en chinois :
- le temps ou l’effort que demande un travail ou un exercice,
- l’habilité, la compétence, la virtuosité, la dextérité, l’adresse ou la maîtrise,
- un travail, un exercice, un excellent exercice ou un exercice de qualité,
- un exercice spécial, ou complémentaire aux arts martiaux, bénéfique pour la santé ou permettant d'acquérir une capacité particulière.

En Cantonais (le dialecte principal des Chinois du Sud), l'expression Da Gongfu 打功夫 (s'exercer à la boxe) est utilisée. Et comme les Cantonais forment la communauté chinoise la plus nombreuse des Etats-Unis, le mot Gongfu s'est imposé.

Le succès du terme Kung-Fu en Occident a fait que même la Chine commence à l'utiliser dans le sens de boxe chinoise, essentiellement d'ailleurs pour ses produits d'exportation !
Néanmoins, la Chine Populaire préfère utiliser l'expression Wushu 武術 (Art martial). Le sens de Wushu est d'ailleurs plus précis que celui de Kungfu.

13 novembre 2006

Liens

Sur les arts martiaux chinois et vietnamiens :

YouTube

Kwoon

Kung Fu Magazine


Sur les arts martiaux du Nord de la Chine :

Haojia Meihua Tanglang

Shanxi Xingyi


Sur les arts martiaux du Sud de la Chine :

Yongchun Baihe

Hongjia

Baimei

Nan Tanglang


Sur les arts martiaux vietnamiens :

Actualités de la région de Bình Định

Forum de discussion

Les auteurs de ce blog

Thomas Dufresne et Jacques Nguyên ont rédigé plusieurs livres (dont deux ont été publiés et sont aujourd’hui épuisés), ainsi que des articles pour la revue spécialisée Sổ Tay Võ Thuật.

Qui Jacques Nguyên

Qui Jacques Nguyên, né en 1959, a commencé son étude des arts martiaux chinois et vietnamiens en 1968 à Saïgon. Il s’est installé en France en 1976.

Les principaux styles qu’il pratique sont : Trung Sơn, Võ Lâm, Boxe Libre (Võ Tự Do), style Chen et Yang du Taiji Quan 陳氏太極拳,楊氏太極拳, Qixing Tanglang Quan 七星螳螂拳, Yongchun 詠春, Hongjia 洪家, armes, Neigong 內功.

Il est acuponcteur et docteur en médecine.

Thomas Dufresne

Thomas Dufresne, né en 1958, a commencé par étudier le Ju-Jitsu avec son père, un élève de Mikinosuke Kawaishi (1899-1969).

A partir de 1975, il s’est consacré aux arts martiaux chinois : style Chen et Xiaozhoutian du Taiji Quan 陳氏太極拳,小周天太極拳, Shaolin Quan 少林拳, Shuai Jiao 摔交, Qinna 擒拿, Sanshou 散手, armes, Neigong 內功, etc.

Il est également auteur d'ouvrages et d’articles sur l’histoire de Paris (voir : http://secretsdeparis.blogspirit.com/bibliographie/).

Pour nous contacter

cliquer ici